Mon avis sur le dernier livre de Véronique Ovaldé – Personne n’a peur des gens qui sourient

Personne n’a peur des gens qui sourient…

Mais Gloria, elle, a peur de tout, de rien, d’une certaine manière… De la vie en général ses propres sentiments, de sa propre histoire…

Mais ce roman de Véronique Ovaldé au titre énigmatique n’est pas seulement l’histoire de ces peurs, c’est aussi une galerie de portraits : des portraits, de lieux et d’individus qui deviennent personnages et métaphores, auxquels le lecteur peut s’attacher, qui l’interrogent…

Au fur et à mesure des pages qui tournent dans une construction binaire – Véronique Ovaldé nous plonge tantôt dans le passé, tantôt dans le présent, avant de les réunir de sa plume magique – le lecteur découvre l’histoire de Gloria et de ses peurs. Mais Loulou et Stella ponctuent le récit de leur innocence et de leur ironie, tout en matérialisant les espoirs et en justifiant les actes de leur mère. Quant aux hommes, à travers les personnages de Samuel, d’un oncle atypique et d’un avocat qui ignore ce qui l’attend quand il franchit les frontières du monde de Gloria, ils ne sont pas non plus exempts de responsabilités dans la tourmente qui va se déchaîner…

Pourquoi fuit-elle ?

Comment fait-on grandir la petite fille en soi ?

Doit-on ou peut-on protéger ses enfants de tout, sous peine, peut-être, de les empêcher de se trouver eux-mêmes ?

Mais surtout, à quel prix ?

C’est à toutes ces questions que le roman tente de répondre. Véronique Ovaldé livre ici une galerie contemporaine de psychismes foisonnants et manie le suspens avec brio.

Au fond, chaque lecteur peut y retrouver une vérité qui lui est propre : n’est-ce pas là, ce que l’on attend d’un bon roman ?

 

©  Copyrights – Mélanie Blondel – Tous droits réservés

Laisser un commentaire

Fermer le menu
error: Content is protected !!