La saga Italienne d’Elena Ferrante arrive enfin sur Canal+

 

C’est une histoire qui n’aurait jamais dû être racontée.

Une histoire d’amitié, de haine et de passions. Une histoire de vie et de transformations ; l’histoire d’un pays à travers laquelle les âmes de deux jeunes filles se croisent.

Naples, de la fin des années cinquante à soixante ans plus tard. Une tétralogie passionnante dans laquelle s’opposent et s’attirent deux héroïnes aux caractères riches, à la fois solaires et sombres. Lila et Lenu viennent toutes deux du même milieu social, mais chacune à leur manière, elles vont s’opposer à ce destin tout tracé qui ne leur convient pas. Si parfois la vie les sépare, entre promesses, trahisons, amours gâchées et temps qui passe, elles se retrouvent. Tantôt pour se comprendre, se juger ou se trahir, mais s’évitent aussi parfois, dans l’incompréhension que fait naître l’éloignement.

La plume d’Elena Ferrante est juste, tantôt crue tantôt douce, parfois acérée quand elle décrit les disputes, et peint avec panache le portrait d’une Italie en pleine révolution. Révolution à la fois historique et politique, à travers une galerie de personnages forts, durs et touchants, qui balayent toutes les classes sociales de l’Italie de l’époque. Des personnages que l’on voit grandir et évoluer tout au long de ce cycle d’apprentissage.

L’amie prodigieuse

« Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile. »

Le Nouveau nom

« Si rien ne pouvait nous sauver, ni l’argent, ni le corps d’un homme, ni même les études, autant tout détruire immédiatement. »

Celle qui fuit et celle qui reste

Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.

L’enfant perdue

Plus que jamais, dans L’enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu’on n’oublie pas.

Les Héroïnes sont extrêmement attachantes et agaçantes aussi parfois, l’on peut avoir des regrets sur certains des choix qu’elles ont faits, mais cette saga est sans conteste l’une des plus brillantes de ces dernières années, et elle a le mérite de mettre en valeur la musicalité de la langue italienne, à travers le merveilleux travail de traduction en français effectué par la maison Gallimard. Si l’adaptation qui va très bientôt être diffusée sur canal + est très attendue, ce n’est que justice pour les fans de la tétralogie qui rêvaient de voir Elena et Lila prendre vie. L’article récent paru sur ActuaLitté laisse entrevoir à quel point le travail d’adaptation a respecté la richesse du monde créé par Ferrante, et ne fait que confirmer ma hâte de relire les quatre tomes et de voir enfin la série. 

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