La fille de Debussy, une démonstration de roman musical

Qui dit qu’il n’y a pas de poésie dans la douceur avec laquelle un pianiste caresse les touches de son instrument ? Certainement pas Chouchou, la fille de Debussy.

Lorsqu’elle perd son père, l’adolescente décide de faire couler cette souffrance dans sa musique plutôt que dans ses larmes. Pour ne pas l’oublier, pour lui faire honneur, pour garder son père « vivant », c’est décidé, elle jouera un morceau du compositeur chaque semaine.

C’est à travers son journal que l’on découvre la jeune Claide Emma, dans un monologue intérieur certes fictif, mais à la fois puissant et poétique.

Les notes de musique danseront dans la tête de ceux qui connaissent l’oeuvre du compositeur, tandis que les autres mourront d’envie de la découvrir, avec en plus, le secret du bonheur intérieur :

« Ne laisse jamais personne t’interdire d’être plurielle. Tu rencontreras souvent de ces trouble-fête, te soutenant qu’il est impossible de mener à bien plusieurs choses. Ce sont de tristes ignares. Un être humain doit vivre dans toutes les pièces de sa maison intérieure. La plupart des gens en choisissent une, et laissent les autres pièces à l’abandon, fermées à clés avec des draps sur tous les meubles. Cela fait des personnes confinées et mesquines. Non, ouvre toutes les portes de ta maison ! Entre dans toutes les pièces ! Agence-les, décore-les, fais-y du feu. C’est ainsi qu’on se fabrique une grandeur d’âme. »

Ainsi, Chouchou grandit et partage avec nous les instants de sa vie ; de l’amitié aux premières amours, la douleur entre les notes, avec une pudeur et une candeur toute musicale.

Chouchou ou l’enfant Muse ? Normal, c’est une Debussy.

© Copyrights – Mélanie Blondel – Tous droits réservés

Couverture du Roman de Damien Luce publié chez Héloïse d'Ormesson  

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