Un été à Osage County


C’est la rencontre de deux monstres sacrés du cinéma américain ; deux actrices magistrales qui tiennent leurs rôles à la perfection, en mère et fille torturées, servies en plus par un casting de rêve. Mais revenons à ces deux actrices : l’une est à juste titre considérée par beaucoup comme la plus grande comédienne de son temps, c’est Meryl Streep. Sa carrière est aussi flamboyante que sa beauté. Nominée et récompensée plusieurs fois aux Oscar, elle incarne ici à la perfection une femme cabossée par la vie, une mère mégère dont on voit qu’elle aime quand même ses enfants, une malade en souffrance et accro aux médicaments.

Sa fille, c’est Julia Roberts ; inoubliable dans Pretty Woman et criante de vérité dans Erin Brochovitch, elle signe ici une prestation toute en nuances, et un second rôle poignant. Barbara, son personnage, est celle qui montre le plus ses fêlures et dont on devine le plus la colère.

Ce film est une fresque familiale magnifiquement interprétée et portée par ces deux femmes. On découvre à travers elles et à travers les autres personnages toutes la complexité de l’âme humaine. Le jeu est juste et le spectateur est très vite happé par ce couple tragique, formé par Meryl Streep (magnifique dans la scène d’ouverture du film : la transformation physique est saisissante) et son mari qu’on voit peut physiquement mais dont on découvrira qu’il est au coeur du film puisque c’est son personnage qui provoque la réunion de cette famille. L’auteur d’Anna Karénine a écrit : « Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais les familles malheureuses le sont chacune à leurs façons. » C’est une famille malheureuse que l’on voit ici, au point que les déchirures ont laissé leurs marques sur les visages et sur les coeurs.

Barbara, Karen et Ivy sont soeurs, mais la vie les a éloigné les unes des autres. Elles se retrouvent toutes ensembles au moment de la disparition de leur père et doivent faire face à tous les non-dits, toutes les rancœurs qui, peu à peu, ont fêlé leurs relations.

Mais ce qui est important aussi, c’est l’atmosphère qui émane de tout le film, une sensation assez indescriptible, de faire partie, réellement de cette famille, de cette histoire. Peut-être que, comme souvent quand l’on se trouve en face d’une oeuvre artistique, quelle qu’elle soit, notre vécu nous parle et fait écho en nous…

Vous l’aurez compris, ce film m’a beaucoup plus, malgré la difficulté du sujet, et cette critique reste volontairement courte, car parfois les mot ne suffisent pas, alors sautez sur l’occasion dès que vous le pouvez, de voir ce film… Et pour vous faire patienter, vous pouvez visionner ici la bande annonce. =)

© Mélanie Blondel – Tous Droits Réservés

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