Billet d’humeur – Un début d’année nostalgique mais prometteur

Comment parler de Jean d’Ormesson sans un sourire aux lèvres et sans une profonde mélancolie ? Lui qui était si lumineux nous a laissé de nombreux livres, dont l’un, qui n’est pas le dernier, est sorti cette semaine : Et moi, je vis toujours ! Comme un pied de nez à la mort, comme une note d’humour dans cette vie de grisaille, et l’on imagine que lui, nous jette, d’en haut, un clin d’oeil…

Les débuts d’année sont souvent synonymes de nouveaux départs. Pour moi, ce début 2018 est plein de promesses, plein d’espoirs,  et j’espère que les mois à venir seront synonymes de « bonnes » surprises… Il est aussi plein de tristesse, puisque des personnes chères à mon coeur ont quitté ce monde. Il nous reste les livres, les mots, les idées et les sourires, à faire vivre sans trop montrer sa peine, nous qui sommes si petits dans l’infiniment grand… 

Il en est des écrivains comme des musiciens, des artistes en sommes, des passeurs de mots ou des passeurs de notes qui bercent notre existence, percent nos coeurs d’aiguillent tantôt salvatrices et tantôt douloureuses, injectant dans nos âmes le sel de la vie, la douceur et la beauté, la violence et la colère. 

Nous sommes nombreux je crois, à nous interroger, à nous demander : « À quoi ça sert au fond ? » 

Si nous cherchons tous une réponse à cette question, nous la trouvons de différentes manières ; dans l’amour de nos enfants, dans les petites joies du quotidien, dans les rêves réalisés et les chemins parcourus ; les grandes peines mais aussi les victoires sur nous, sur le temps – mais gagne-t-on jamais contre le temps ? – 

Jean d’O savait que non, mais il savait aussi comment nous transmettre son utilité, sa paresse, ses envies, et cette magie que l’on ne voyait qu’en lui : dans son regard, on se sentait, un instant, exceptionnel. 

Tandis qu’il nous prend par la main pour nous emmener en nous, au coeur de notre propre histoire, l’on est peut-être surpris, si l’on a ouvert le livre sans lire auparavant la première de couverture. Mais pas forcément. C’est beau, c’est lumineux et d’une logique implacable, au soir de la vie, on fait le chemin à l’envers, et on parcourt l’Histoire… 

Alors laissez-vous porter, et partez avec lui en voyage…


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